Le vice-président américain, Joe Biden, est, lui, arrivé hier à Bagdad pour une visite surprise. Il doit participer à une cérémonie marquant le changement de commandement de la mission des forces américaines en Irak.
Il rencontrera aussi les principaux responsables irakiens pour les «exhorter à achever leurs négociations afin de former le gouvernement», selon la Maison Blanche. Les institutions du pays sont paralysées par l'absence de gouvernement depuis les élections du 7 mars 2010.Entre 400 et 500 civils irakiens sont tués chaque mois
Le 19 août dernier, les effectifs de l'armée américaine en Irak sont passés sous la barre symbolique des 50.000 soldats. Les troupes restantes, non combattantes, chargées «de conseiller et d'aider» l'armée irakienne, devront avoir quitté le pays à la fin 2011, conformément au calendrier prévu et auquel Barack Obama n'entend pas déroger.
Selon toute vraisemblance, le Président devrait une nouvelle fois affirmer que pour les soldats américains en Irak, le combat est terminé. Et il fut coûteux: depuis 2003, selon le site indépendant icasualties.org, 4.400 GI y ont perdu la vie.
Pour autant, dans le pays, la situation reste extrêmement instable. Avec 400 à 500 civils irakiens tués chaque mois aujourd'hui, contre 3 000 en 2006-2007, la violence est moindre. Mais pour les trente millions de citoyens, la sécurité continue d'être précaire.
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